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Allein!

© Virginie Longe + Vinciane Lebrun-Verguethen

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Direction and dance : Erika Zueneli

Voice and performing : Jean Fürst

Music : Rodolphe Coster

Playwriting : Olivier Hespel

Assistant to the choreography and the making : Olivier Renouf

Lights : Laurence Halloy

Costumes : Marie Szersnovicz

Sound : Paola Pisciottano

Assistant : Lea Rogliano

Production : Les Organismes Vivants & Arts Management Agency, (AMA),

Tant’amati/asbl & l’Yeuse

Coproduction : Les Brigittines, Charleroi Danse, Festival Faits d’Hiver with Centre Wallonie-Bruxelles-Paris.

With support from : Fédération Wallonie-Bruxelles (Service de la Danse), ADAMI, SACD, Grand Studio.

Studio : Centre National de la Danse - Paris, Compagnie Thor.

Work places : Espace Darja, Micadanses, La Briqueterie – CDCN du Val-de-Marne, Théâtre des Doms.

Special thanks to Sébastien Jacobs

Press

Le festival de danse Faits d'Hiver fête ses vingt ans et s'offre pour l'occasion un programme pointu laissant la place à quelques grands noms de la danse. Ce soir, c’était premier et avant dernier soir pour la célèbre Erika Zueneli avec le sombre Allein! A voir demain au Centre Wallonie-Bruxelles si vous n'avez pas peur du noir.

 

Le plateau du Centre Wallonie-Bruxelles est invisible, noyé dans la brume. Nous sommes dans les limbes, surement celle du purgatoire, quand arrive un personnage tout de poils blancs recouvert, évoluant avec la démarche d'Iggy Pop. On devine quand un frêle poignet se déroule que c'est Erika qui se planque sous la perruque qui lui couvre le visage.

Puis le purgatoire nous fait descendre aux enfers. Quelque part entre un concert de Sonic Youth et de Kraftwerk.

Jean Fürst et Rodolphe Coster sont également là, et ils étaient noyés dans la brume. Le premier est performeur et (excellent) chanteur, le second est musicien, à la fois rock et électro-acoustique. On vous avez prévenu, c'est hybride.

Le fil ici est la culture rock tendance post-punk. Les corps sont maigres, moulés de noir et le geste, posé par touches dans cette pièce, est totalement emprunté aux corps des icônes rocks. Une torsion de Mick Jagger, la guitare portée très bas de Thurston Moore. Et chacun puisera dans son panthéon personnel pour se plonger dans l'univers désespéré du trio. Ils nous diront, en allemand, en français et en italien que non, il n'y a pas de futur.

Allein veut dire seul en allemand et pourtant ici, le trio fait corps, dans une domination masculine.

Le résultat est une ambiance et une sensation, celle d'avoir passé une soirée à Berlin en 1982.

La danse tente d'exploser, elle ne peut que gesticuler, c'est trop tard, la lumière n'est plus que néon, comme dans tous les spectacles de la rentrée 2018. Le monde est donc blafard dans les yeux des artistes. No future peut-être, mais au présent, Allein! est un spectacle ultra cool, aux images tellement 'dark' qu'elles en deviennent vivantes.

Toutelaculture (23-01-2018)

http://toutelaculture.com

Les explorations dada-punk du trio 'Allein!'

 

La nouvelle pièce d’Erika Zueneli convoque voix et musique pour secouer la mémoire et l’avenir du corps.

Danseuse initialement formée au classique et vite active dans d’autres sphères, fidèle collaboratrice/interprète de la Compagnie Mossoux­ Bonté, Erika Zueneli – Florentine d’origine – a développé depuis 2000, en une dizaine de créa­tions sous nos cieux, un langage chorégraphique vigoureusement actuel, volontiers hybride, en prise sur d’autres arts et nourri tant de la trivia­lité du quotidien que d’abstraction poétique.

On n’oubliera pas de sitôt “Tant’Amati”, allé­gorie sur le couple, ses désirs et ses usures, qu’elle portait avec Sébastien Jacobs et qui obtint le Prix de la critique du meilleur spectacle de danse 2013-­2014.

Ce travail d’observatrice sensible et un rien ironique, elle le poursuit dans 'Allein!' créé il y a un mois au Centre Wallonie­Bruxelles de Paris et présenté pour trois soirs aux Brigittines, dans le cadre du festival 'In Movement', et sous la ban­nière Brussels Dance.

Seule ? Pas vraiment. Voire vraiment pas, sauf à considérer les trois entités de la pièce comme des bulles hermétiques.

Or l’interaction est capi­tale dans 'Allein! comme dans l’ensemble de l’œuvre d’Erika Zueneli.

C’est elle qui, la première, apparaît. Veste blan­che et perruque longue masquant le haut de son corps. Un déluge sonique en guise d’introduc­tion, bientôt remplacé par un murmure qui n’ôte rien aux pulsations du mouvement. Et bientôt la voix – des borborygmes en ultrabasses aux envolées de haute­ contre de Jean Fürst – en­tre dans le jeu. Deuxième présence.

Construit sur la notion de concert, nourri de la performance chère au mouvement punk des an­nées 70­-80, et des expérimentations de ses aïeux dadaïstes, 'Allein! inclut l’anarchie, la rebel­lion, explore le chaos, entrechoque les

indivi­dualités tout en les sculptant ensemble. Duo de mouvements et de mots, solo rageur de guitare (Rodolphe Coster, le troisième pôle), langues mêlées (anglais, allemand, français, italien) se font échos du monde, de ses errances, des che­mins qu’il s’agit d’y tracer, du défi d’avancer malgré tout.

Rien cependant n’est parfaitement linéaire dans 'Allein!', ni ne s’impose avec évidence, si­ non celle d’une exploration en guise d’expé­rience.

Marie Baudet

La Libre Belgique (03-03-2018)

Les vicissitudes de notre monde

 

Au travers d’Allein!, sa dernière création, Erika Zueneli a tenté de faire partager au spectateur sa vision actuelle de la misère et de la violence qui imprègnent notre monde. Une vision noire, fébrile, houleuse, empreinte de pessimisme et de fatalisme. Mais ce n’est sans doute pas sa seule motivation et, vraisemblablement, pas la plus prégnante. Ce spectacle réunit en effet trois performeurs, le chanteur Jean Fürst que l’on a pu voir entre autres au sein de diverses compagnies de danse-théâtre comme celle de Karine Ponties ou celle de Nicole Mossoux-Patrick Bonté, le compositeur et musicien Rodolphe Coster, membre de différents groupes musicaux tels Baum, Poni ou Flexa Lyndo, et elle-même que l’on a pu admirer comme chorégraphe dans Tournois ou encore, dans Tant’amati en 2013 : ce spectacle remporta le prix de la critique Théâtre et Danse pour l’année 2013-2014. Trois artistes d’obédience, de formation et d’esthétique par conséquent très différentes, néanmoins réunis bien évidemment pour donner leur vision de ce thème mais aussi et surtout dans un but de partage, celui de leur expérience propre, en mettant en commun leurs arts et leurs moyens d’expression respectifs dans un dialogue censé nourrir, enrichir et démultiplier l’image que chacun d’eux pouvait se faire de ce propos. La construction de la pièce, dans laquelle Erika confiait à chacun des protagonistes l’élaboration et la maîtrise d’une des parties, ne permit pas (volontairement ?) l’obtention de l’unité souhaitable, mais aboutit plutôt à l’élaboration d’un patchwork, certes de matières et de couleurs par instants complémentaires, mais d’un manque d’unité criant. Chacun des intervenants en effet, qu’il s’agisse du musicien, du chanteur ou de la danseuse, après avoir conquis sa place de soliste, prenait le pas sur les deux autres, comme pour se faire valoir, sans quasiment leur laisser la moindre chance de l’accompagner. Il n’en reste pas moins une œuvre intéressante qui montre à nouveau la préoccupation des jeunes artistes pour les vicissitudes du monde d’aujourd’hui.

Jean -Marie Gourreau

(Critiphotodanse) 26-01-2018

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